Néoténie ?

La première particularité des axolotls est la néoténie. Cela signifie que cette salamandre conserve ses caractéristiques juvéniles (branchies externes, voile caudale, doigts palmés et absence de paupières) à sa taille adulte contrairement aux salamandres qui reste sous forme larvaire une petite partie de sa vie le temps de grandir. En d'autres mots, il garde son corps '' d'enfants '' mais deviens adulte car il peu se reproduire sous sa forme larvaire une fois la taille adulte atteinte. C'est unpeu comme si une grenouille resterais un tétard toute sa vie, sauf que l'axolotl lui peu se reproduire.

 

 2 autres espèces d'Ambystoma possèdent aussi cette capacité, il s’agit de l'Ambystoma Andersonii et de l'Ambystoma Dumerilii.

 

 Photos de l'Andersoni ci-dessous

Ambystoma Dumerilii 

Cette néoténie est due à l’évolution d’une glande thyroïde atrophiée et donc à l’absence d’une hormone interagissant avec les hormones de croissance, la thyroxine.

 

 La première hypothèse concernant l’atrophie de cette glande veut que les températures froides de leur milieu d’origine défavorisent la forme terrestre plus fragile. Car l’axolotl peut sous certaines conditions (hausse de la température, diminution du niveau d’eau, et surtout apport externe de thyroxine) outrepasser la néoténie et se transformer pour accéder à un stade adulte de vie terrestre. Il perd alors ses caractéristiques juvéniles et développe des poumons et des paupières pour se rapprocher physiquement du reste des espèces de son genre. Sa biologie change également du tout au tout, car même s’il vit désormais dans des zones humides, il devient strictement terrestre, voir fouisseur. On a d’ailleurs longtemps cru que Ambystoma tigrinum était la forme adulte de Ambystoma mexicanum.

 

Voici Adam & Ève, 2 magnifiques axolotls terrestres d'Émi

Pour l’anecdote, les premiers axolotls importés en Europe au XIXe siècle furent installés au Jardin des Plantes de Paris par le zoologiste Auguste Duméril. Plus tard, il fut surpris de voir dans le bassin un animal ressemblant à une salamandre à la place de l’axolotl qu’il connaissait. Cette histoire se répandit à cette époque et incita les chercheurs à découvrir le phénomène de néoténie.

En plus de pouvoir se métamorphoser, l’axolotl est capable de régénérer des parties de son corps telles que ses pattes, sa queue, sa moelle épinière, ses yeux… cela sans laisser de cicatrices !

Cet atout en fait un des animaux de laboratoires privilégiés pour la recherche. Ironie du sort, c’est grâce à la reproduction en laboratoires et plus généralement en captivité que cette espèce subsiste.